Un préambule est  « ce qui s'écrit ou ce qui se dit avant de commencer quelque chose, et qui en est comme l'introduction, pour préparer le lecteur ou l'auditeur à ce qui doit suivre ».
Il est paradoxale de constater que dans notre démarche ce préambule est plutôt l’addendum de nos réflexions et de nos constats, pour ainsi dire une fin logique à notre processus d’évolution et de communication, issu de plusieurs d’année de travaux et d’engagements de toutes natures et de tous horizons. Nos réflexions et nos échanges de points de vue sur l’économie, sur l’éducation, sur l’anthropologie et la philosophie, sur l’évolution « tribales et nationales » à travers les périodes successives qui ont suivi le début de ce que l’on nomme « l’Humanité », nous amènent à un constat, non sans faille.
De nos connaissances et de nos compétences, à quelque niveau que se soit, nous avons parcouru bien des chemins différents, en dehors parfois des sentiers éducationnels et du déterminisme social pour finalement nous retrouver sur une faisabilité du « possible ».
Une forme de conscience politique, au sens étymologique du terme (la gestion de la cité), parfois formalisée, mais aussi pressentie, nous a accompagnée dans tous les vecteurs de nos actions électoralistes, culturelles, de communication ou d’opposition.
Nous avons pris connaissance avec amertume de la peur de nos politiques qui, par une succession de lois liberticides ou réductrices de nos marges de manœuvres citoyennes, ont remaquillé une fausse démocratie en un paradigme aliénant et anxiogène, cultivant le non-sens, les promesses électorales et la conservation de leur pouvoir et de leurs privilèges. Nous avons surtout constaté que la responsabilité ne leur incombe pas à part entière, mais que nous avons été complices et que nous le resterons tant que nous ne conviendrons pas que leurs erreurs sont aussi les nôtres.
Il n’est pas à-propos, sur cet espace, de parler du constat qui nous mène à passer au stade de la réalisation de l’utopie, la réalité de demain. Nous vous invitons donc à lire, regarder, consulter et compulser les travaux des personnes qui composent le collectif « Civilisation Sans Argent » sur le site en référence : https://www.civilisation-sans-argent.org
Nous avons passé le cap du constat et de sa dénonciation, et ce n’est que le début du chemin d’une prise de conscience globale.

« Plus nous sentons le besoin d'agir, plus nous devons nous efforcer à la réflexion. Plus nous sommes tentés par le confort de la méditation, plus nous devons nous lancer dans l'action. » disait Albert Jacquard ». Il est grand temps pour nous tous d’acter dans la réalisation d’une « Cité sans Argent », projet amonétariste d'habitation, qui veut démontrer par l'exemple la faisabilité d'une transition vers une société de partage, lieu de mutualisation des ressources humaines, énergétiques et alimentaires, en accès libre.
CSA (la Cité Sans Argent) n’est pas un écovillage ou un écolieu de plus qui viendrait par sa faisabilité démontrer des valeurs vertueuses et respectueuses de notre écosystème ; beaucoup l’ont déjà établi avec réussite dans la grande majorité des cas et ce depuis des décennies. Ce n’est pas non plus un lieu d’expérience démocratique soucieux de la citoyenneté et d’une gouvernance plus « égalitaire et consultative » au sein d’une démarche de durabilité, comme le sont parfois les « oasis ».
CSA est la seule expérience connue qui allie ces trois composantes, non d’un monde différent, mais d’un AUTRE monde :
- équilibre dynamique environnemental,
- gouvernance de démocratie expérimentale directe,
- réelle transition vers l’abandon de la monnaie et du système de troc.

Nous devons exprimer à ce stade des valeurs simples, universelles qui se résument comme une condition nécessaire, mais non suffisante, de la réalisation d’un monde jamais acté encore : PARTAGE et ÉQUILIBRE.
Si nous devions demander une seule compréhension préalable à l’adhésion à nos idées et à ce projet, ce sont ces concepts opposés que nous vous demanderions d’intégrer : plus de TROC, mais du PARTAGE sous forme de mutualisation des ressources de toutes natures, plus de PRÉLÈVEMENT sur l’écosystème planétaire, mais un ÉQUILIBRE dynamique, sous forme d’interaction permanente de la loi de l’offre dont découle la demande.
Ces deux notions sont les pierres de voûte de la fondation d’une nouvelle civilisation, qui nous ramène à notre humanité primaire sans nous éloigner du progrès et de l’abondance, de l’empathie et de l’abnégation.
Cette mutualisation adaptée à chaque prise de décisions de nos gouvernances, de nos productions, de nos comportement de consommation et de nos interactions sociales est la seule voie, à nos yeux, qui puisse encore nous sauver d’un inévitable chaos de nature systémique, financier, alimentaire, politique et climatique.

Nous allons donc essayer de vous proposer par le concept, l’information, l’étude de faisabilité, la recherche de lieu, de créer avec nous le monde de demain : rien de moins, mais beaucoup plus !

Stéphane Bernard, Marc Chinal, Jean-Philippe Huber.
co-coordinateurs de CSA

Rédaction le 17/10/2017, mis à jour le 19/10/2017.
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La Cité Sans Argent

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La Cité Sans Argent est un projet amonétariste d'habitation qui veut démontrer par l'exemple la faisabilité d'une transition vers une société de partage, lieu de mutualisation des ressources humaines, énergétiques et alimentaires, en accès libre.